Question
nouveau reguu
Exercice 1: Le Directoire : une République bourgeoise ?
Doc 1 - Le gouvernement des meilleurs
« Nous devons être gouvernés par les meilleurs; or
vous ne trouverez pareils hommes que parmi ceux
qui possèdent une propriété, et sont donc attachés
aux lois qui la protègent et à la tranquillité qui la
conserve.
Si vous donnez à des hommes sans
propriété les droits politiques, ils exciteront ou
laisseront exciter des agitations sans en craindre
l'effet; ils établiront ou laisseront établir des taxes
funestes au commerce ou à l'agriculture, parce qu'ils
n'en auront senti ni redouté ni prévu les déplorables
résultats; et ils nous précipiteront enfin dans ces
convulsions violentes dont nous sortons à peine.
L'égalité civile, voilà tout ce que l'homme
raisonnable peut exiger. L'égalité absolue est une
chimère. »
D'après le discours du député Boissy d'Anglas à la Convention, le 25 juin 1795
pouvoir exécutif
DIRECTOIRE
S directeurs
renouvelés par
1/5 tous les ans
nomme
les ministres
fait exécuter les lois
nomme
pouvoir législatif
LES CONSEILS
renouvelés par
1/3 tous les ans
conseil des 500
propose les lois
conseil des Anciens
vote les lois, le budget
commissaires
du Directoire
2
élisent
630.000
électeurs
administration
élisent départementale
administration
élisent
cantonale
8008 000
e atovens actifs
élisent
élisent
administration
communale
La Constitution du Directore (1795)
1. Qui doit gouverner selon le député Boissy d'Anglas ? Et qui doit pouvoir voter ? Quel courant d'idée ces
propos vous rappellent-ils ?
Answer
Le député Boissy d'Anglas affirme que seuls les hommes possédant une propriété peuvent être considérés comme les meilleurs pour gouverner. Il estime que seuls ceux qui sont attachés aux lois qui protègent leur propriété et à la tranquillité qui la conserve peuvent être des dirigeants compétents. Selon lui, les hommes sans propriété ne devraient pas avoir le droit de vote car ils pourraient causer des agitations et établir des taxes funestes sans en comprendre les conséquences. Ces propos reflètent le courant d'idée de la République bourgeoise, qui considère que la propriété est un critère essentiel pour accéder au pouvoir politique.